Les arts énergétiques > Les identités de Fulcanelli

Introduction

Le sujet dont il est question ici, à savoir l'alchimie, est un sujet que je ne connais pas ; autrement dit : je ne suis pas alchimiste d'une part, et je n'ai jamais rencontré d'alcimiste. Tout ce qui suit est donc théorique : il s'agit d'un savoir purement livresque qui s'apparente, dans une certaine mesure, à la culture générale.

Je ne vais pas me lancer dans une longue définition de l'alchimie. Il existe des centaines d'ouvrages sur le sujet disponibles très facilement. Néanmoins, je vais tenter d'en établir les principes de bases, tout du moins tels que je les comprends.

Le but commun de tous les alchimistes est de fabriquer la Pierre Philosophale, ou bien, ce qui revient au même, de réaliser le Grand Œuvre (ou encore : l'Or Potable). Le but est la réalisation de la Pierre Philosophale en elle-même : à savoir la transformation de l'opérant, et non pas les utilisations possibles : la jeunesse éternelle, la transformation de métaux vils en or. Celui qui se lancerait dans une telle quête pour obtenir ces avantages ne saurait aboutir : le succès dépend étroitement de l'état d'esprit de l'apprenti. C'est en cela que l'alchimie diffère profondément de la chimie.

Un alchimiste pense que la matière est Tout. Pour parvenir à la Pierre Philosophale il faut donc travailler la matière : d'où les cornues, creusets, opérations chimiques dangereuses, expositions à certains rayonnements, etc. Mais le travail sur la matière ne suffit pas, il faut également travailler sur soi-même. Tout ceci est de prime abord extrêmement compliqué, d'où la nécessité absolue pour le disciple de trouver un maître compétent. La matière étant le Principe Unique, il suffit de la travailler pour obtenir un ferment, une matière pure/absolue, capable à son tour de tranformer la matière brute très facilement.

Il semblerait donc que l'alchimie soit à la fois un but bien précis ET un moyen d'y parvenir. A priori rien n'interdit à un individu donné de réaliser le Grand Œuvre en restant assis dans son fauteuil en se concentrant sur un quignon de pain, mais il ne fera pas partie de la famille des alchimistes.

Les livres et le disciple de Fulcanelli

Comme tout bon maître qui se respecte, Fulcanelli a choisi un disciple : Eugène Canseliet. C'est à ce dernier qu'il confia trois manuscrits, à charge pour ce dernier de les éditer : Le Mystère des Cathédrales, Les Demeures Philolosophales et enfin le plus mystérieux de tous Finis Gloriae Mundi.

Les traces de Fulcanelli

Il semblerait que Jacques Bergier ait rencontré le mystérieux Fulcanelli en 1937 ; voici la description de la rencontre par son ami Louis Pauwels dans Le matin des magiciens :

... vous n'ignorez pas que, dans la science officielle en progrès, le rôle de l'observateur devient de plus en plus important. La relativité, le principe d'incertitude vous montrent à quel point l'observateur intervient aujourd'hui dans les phénomènes. Le secret de l'alchimie, le voici : il existe un moyen de manipuler la matière et l'énergie de façon à produire ce que les scientifiques contemporains nommeraient un champ de force. Ce champ de force agit sur l'observateur et le met dans une situation privilégiée en face de l'univers. De ce point de vue privilégié, il a accès à des réalités que l'espace et le temps, la matière et l'énergie, nous masquent d'habitude. C'est ce que nous appelons le Grand Œuvre.
- Mais la pierre philosophale ? La fabrication de l'or ?
- Ce ne sont que des applications, des cas particuliers. L'essentiel n'est pas la transmutation des métaux, mais celle de l'expérimentateur lui-même. C'est un secret ancien que plusieurs hommes par siècle retrouvrent.
- Et que deviennent-ils alors ?
- Je le saurais peut-être un jour.

Mon ami [Jacques Bergier] ne devait jamais revoir cet homme qui a laissé une trace ineffable sous le nom de Fulcanelli. Tout ce que nous savons de lui est qu'il survécut à la guerre et disparut complètement après la Libération. Toutes recherches échouèrent pour le retrouver.

Jacques Bergier fut représenté sous les traits de l'initié Mik Ezdanitoff par Hergé dans Vol 714 pour Sydney (p. 46, vignette C2) :

p. 46, vignette C2         BANAH/CORBIS SYGMA

Ce Mik Ezdanioff est connu de Tintin qui s'exclame en le voyant p. 45, vignette A2 : Le célèbre Ezdanitoff de la revue "Comète" ? Dans la "réalité", Jacques Bergier fut le co-fondateur, avec son ami Louis Pauwels, de la revue consacrée au réalisme fantastique : Planète.

Hergé était féru d'alchimie, et il a truffé les albums de Tintin de symboles et d'indices hérmetiques comme l'a brillamment démontré Bertrand Portevin dans ses deux ouvrages : Le monde inconnu d'Hergé et Le démon inconnu d'Hergé, comme le montre cet exemple parmi tant d'autres.

Les différentes hypoyhèses rencontrées

  • Julien Champagne : lui-même (1877 - 1932) ; source : ?
  • Geneviève Dubois : ? ; source : Fulcanelli dévoilé.
  • Patrick Rivière : Jules Violle (1841 - 1923); source : Fulcanelli, sa véritable identité, la lumière sur son œuvre.
  • Axel Brücker : Julien Champagne (1877 - 1932) ; source : Fulcanelli et le mystère de la croix d'Hendaye.
  • Jay Weidner, Vincent Bridges : Antoine d'Abbadie (1810 - 1897) ; source : A Monument to the End of Time, The Mysteries of the Great Cross of Hendayes.